« Si elle y arrivait, la bourgeoisie retrouverait le
sommeil » assure Cédric CLERIN, secrétaire général du Mouvement Jeunes
Communistes. La
formule est de Nicolas SARKOZY lors de son meeting à Bercy, le 29 avril 2007. Il voulait résolument
« tourner la page » et « liquider l’héritage ». « Pourquoi tant de
rage ? » questionne Jean Yves MARTIN animateur du débat du dimanche après midi. « Liquider Mai 68 ? Sarkozy a eu une très bonne
idée de parler ainsi. Il a remis la question au centre du débat » lance, provocateur, Thierry GUIDET, directeur de la revue nantaise Place
Publique qui consacre le dossier de son dernier numéro à cet anniversaire et à ses prolongements « très controversés ». Georges VINCENT qui était alors syndicaliste à Sud Aviation Bouguenais marque son impatience. On le comprend. Quand on sait que « le directeur de Sud Aviation, il y a 40 ans, se nommait Maurice Papon (!) ». « Avec
lui, comme partout, on ne connaissait que le « travaille et tais toi ». C’est pourtant de Bouguenais que partira « le signal de
l’engagement du monde ouvrier dans le mouvement et dans la grève». Un signal qui n’a rien eu de spontané ni de téléguidé : il y avait eu 46 arrêts de travail depuis le début de l’année. Même agacement de la part de Guy TEXIER, Peu lui importe ce que
sont devenus les « révolutionnaires de salon d’alors » sur lesquels les médias concentrent aujourd’hui toute l’attention. « L’union dans la lutte des paysans, des ouvriers et des étudiants » a donné naissance à un mouvement sans précédent dans l’histoire du pays,
« qui a permis d’augmenter le SMIG de 35% et le revenu garanti des paysans de 53 % » rappelle
l’ancien syndicaliste des chantiers de Saint Nazaire. « S’il y a eu débat dans le monde du travail – concède Guy TEXIER- c’est sur la libération de la femme. Les camarades acceptaient bien le slogan « un enfant si
je veux, quand je veux » mais grinçaient des dents quand les militantes ajoutaient « avec qui je veux » ! « Mai 68, c’est la
plus grande grève de l’histoire de France » précise Cédric CLERIN, le responsable national du mouvement des jeunes communistes. « Si on veut l’effacer de l’histoire, il faudra aussi effacer la
prise de la Bastille !» Thierry GUIDET, tenace, demande alors une appréciation plus fine d’une période dont le bilan est, de son point de vue « plus contrasté ». « Marx disait que si ce sont les hommes qui font l’histoire, ils ne savent pas l’histoire qu’ils font ...à peine un mois plus tard, la victoire
syndicale s’est heurtée à un mur politique... ». « Un mur qui peut tomber comme beaucoup d’autres si l’espoir change de camp »
rappelle alors Cédric CLERIN.
« Ceux qui disaient, il y a 40 ans que rien n’était possible mentaient S’ils mentent encore aujourd’hui, c’est pour tuer l’espoir. La seule perspective que le peuple pourrait soulever le couvercle et recommencer leur fait passer des nuits blanches ! »
Jacky Hénin « Pourquoi ne pas pénaliser les actionnaires sur leurs
dividendes ? »
André Chassaigne « Votre fête, c’est la marque de fabrique des élus communistes et du
parti ! »